CAPN - Avancement Accéléré d’Echelon - 29ème Base

dimanche 2 février 2020

Déclaration CAPN 30 Janvier 2020
avancement d’échelon – 29ème base

Il est encore temps pour vous adresser tous nos vœux pour cette année 2020.
Nous souhaitons que cette année permette un vrai dialogue social avec le ministère mais nous en doutons car les réponses données par ce gouvernement ne reflètent que surdité et mépris pour les citoyens.

Sur la question des retraites
Après une mobilisation d’une ampleur et d’une durée inégalée, il est urgent que le gouvernement, le président de la République entendent ce qui est dit dans ce mouvement social interprofessionnel.

Cette mobilisation de toutes et tous, professions libérales, salariés du privés, fonctionnaires, et en particulier les femmes..., montre le rejet déterminé de cette contre-réforme des retraites et le refus du projet de société profondément inégalitaire qu’elle induit.

Le gouvernement et le ministre de l’Éducation nationale essaient de minimiser le mouvement social en dépréciant notre niveau de compréhension. Mépris et cynisme sont leurs seules réponses. Le gouvernement doit mettre en place rapidement une formation pédagogique destinée aux membres du conseil d’État, qui ont largement remis en cause le projet et son étude d’impact…

Comment croire les promesses d’augmentation très progressive des salaires jusqu’en 2037, déclarées anti-constitutionnelles par le conseil d’État, alors que ce gouvernement a bloqué le point d’indice et gelé les mesures de revalorisation prévues dans PPCR. Il a également refusé de respecter les engagements pris par le précédent gouvernement pour les PsyEN-EDO, comme :
l’accès accéléré à la hors classe post création du corps,
l’alignement des indemnités entre EDA et EDO,
un accès hors contingent à la hors classe pour tous les DCIO,
une revalorisation des indemnités de charge administrative pour les DCIO.
Une mention particulière pour ce gouvernement qui a réussi à changer le terme d’âge pivot en âge d’équilibre, muselant ainsi les syndicats dit réformistes.

Les Psychologues de l’Éducation nationale comme les enseignants pâtissent de salaires largement inférieurs à ceux perçus par leurs homologues selon les chiffres de l’OCDE. Le calcul de la retraite sur les 6 derniers mois compensait en partie cette injustice subie tout au long de la carrière.

Loi Fonction publique et Paritarisme
Le gouvernement en votant en août dernier la loi de transformation de la Fonction Publique vise à mettre fin au paritarisme et à affaiblir le syndicalisme.
Nous participons aujourd’hui aux dernières CAP. Les collègues ont découvert que dorénavant les opérations du mouvement inter et intra académique se feront dans l’opacité, loin des regards des représentants des personnels, qui étaient les garants de la transparence et égalité des traitements. Nous le déplorons, et les collègues en subissent déjà les conséquences.

Concernant nos métiers
L’absence de dialogue social reste en 2020 la ligne de conduite de notre ministre à propos du service public d’information et d’orientation de l’Education nationale et de l’ONISEP. Peut-on parler de gestion des ressources humaines quand une telle maltraitance est faite aux personnels ?

Concernant la réforme de l’orientation et après la publication du rapport dit « Charvet », le silence du ministère à propos du devenir du service public d’orientation de l’Éducation nationale est assourdissant. Pourtant la DEGESCO travaille activement à partir des préconisations du rapport Charvet sur la certification en orientation des enseignants et l’habilitation des CPE.
Dans les académies, les cartes cibles sont drastiquement revues à la baisse même quand les objectifs fixés au niveau national ont été atteints. Le Ministère feint de ne pas voir que certains recteurs, comme à Orléans-Tours, mettent en place des expérimentations maltraitantes pour les PsyEN et DCIO et délétères pour l’accompagnement des élèves.

Les décrets d’application de la loi « Avenir Professionnel » continuent à être publiés. On constate bien le démantèlement de l’Onisep et de ses délégations régionales. Le ministère a annoncé 55 suppressions d’emploi pour 2020, Bercy en a proposées 25 de plus dès la rentrée prochaine, et toujours un total de 155 sur 3 ans. Les personnels et leurs représentants sont atterrés.
Sous couvert du passage au tout numérique, certaines publications essentielles pour les élèves, les parents et les équipes pédagogiques vont disparaître.

Le pendant de ce démantèlement, c’est l’entrée dans les établissements scolaires d’organismes privés et de start-up de tout poil, qui s’appuient sur la loi du 5 septembre 2018.
Bien souvent, les activités de ces organismes ne se limitent pas à l’information sur les métiers et les formations mais proposent des prestations clés en main comprenant questionnaires, accompagnement, coaching... sans respect de la déontologie.
Rappelons que la compétence transférée aux régions concerne uniquement l’information sur les métiers et les formations, et non l’accompagnement à l’orientation, mais la tentation des régions est grande de vouloir aller au-delà de leur mission.
Des conventions état-région se signent dans l’opacité totale sans consultation des élu.es des personnels. Elles doivent pourtant mentionner ce qui relève du rôle de l’état et ce qui relève du rôle de la région.

On s’achemine rapidement mais sûrement vers une privatisation de l’orientation scolaire, ce qui sera dramatique pour les familles les plus fragiles.

Nous nous insurgeons contre la diminution des places au concours pour la spécialité du second degré et la stagnation du nombre de postes pour le premier degré. Le nombre de places offerts ne pourra en aucun cas compenser le remplacement des départs en retraite et autres….
L’iniquité sur le territoire français liée aux vacances de postes dans certains départements ne permet plus de remplir une mission essentielle du service public. Le ministère en porte l’entière responsabilité et en découle une grande souffrance des personnels (exemple d’Aix-Marseille).

Les collègues réclament, depuis 2 années maintenant, la création d’une formation passerelle entre les deux spécialités. Les titulaires vivent une réelle discrimination, la passerelle étant possible pour les contractuel.les.

Concernant la formation initiale, nous réclamons encore et toujours la mise en place d’un GT et d’un état des lieux des prises de postes et des démissions. Les stagiaires peinent à faire face aux frais engagés pour leur formation (frais de déplacement, refus de stage hors académie pour certains...), il est urgent que le ministère se saisisse de ce dossier.

Les collègues se plaignent également des disparités existant dans l’attribution des budgets de fonctionnement. Au XXIème siècle, la chasse aux budgets municipaux menée par certains psychologues EDA restent ubuesque.

Le ministère ayant décidé de recourir massivement aux contractuel.les, nous le sommons de les accompagner dans leur entrée dans la fonction.

En ce qui concerne cette CAPN :
L’avancement accéléré d’échelon est une conséquence positive du PPCR. Nous souhaiterions cependant que les ratios augmentent et permettent à un plus grand nombre d’en bénéficier.
Pour le passage du 6ème échelon au 7ème, 9 collègues sont promouvables, 3 promotions sont possibles.
Pour le passage du 8ème au 9ème, 3 collègues sont promouvables pour une promotion.

Nous regrettons que les promotions soient distribuées en fonction de l’affectation et nous souhaiterions avoir un état des lieux précis des psychologues en poste concernés par la 29ème base et les petites académies.

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CR AAE janvier 2020

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